mercredi 28 mars 2012

29 mars à 18H30. Rassemblement place de la Liberté à l'appel du Planning Familial du Finistère

[Nous reproduisons ici un appel du Planning Familial du Finistère.]

Le rassemblement aura lieu :

jeudi 29 mars 2012 à partir de 18h30
place de la Liberté à Brest

venez nombreuses et nombreux/
deuit holl


Dans Le Télégramme du 27 mars était publié en pages Brest un article intitulé "Viols en soirée : les preuves impossibles", dont on peut lire le début ici.

Le Planning familial du Finistère a réagi en :
- Envoyant un droit de réponse (texte ci-dessous)
- Appelant les femmes et plus largement la population voulant réagir à venir « boire un coup » place de la liberté, jeudi 29 mars à partir de 18h30

Chaque année en France, plus de 198 000 femmes sont victimes de viol ou de tentatives de viols. 

75 000 sont violées.

En effet, chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation. Il est une négation de la volonté des femmes, le mépris de leur consentement.

Alcoolisés ou pas, les hommes ne sont pas plus que les femmes alcoolisées ou pas régis par des « pulsions sexuelles irrépressibles »

Le viol n’a rien à voir avec un désir soi-disant incontrôlable.

Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles. 


Plus de 75 000 femmes violées par an : il ne s’agit pas seulement d’une somme de crimes isolés, à classer dans les faits divers : car c’est un fait social, c’est une marque que notre société reste profondément inégalitaire dans les relations femmes/hommes.


Sous l’effet de la peur, de la pression de l’entourage et de la famille, de la volonté d’oublier, une majorité de femmes ne porte pas plainte.

Nous, le Planning Familial du Finistère, dénonçons la tolérance de notre société vis-à-vis du viol. En France, on estime que seulement 2% des violeurs sont condamnés.

Nous dénonçons la stigmatisation des victimes de viol qui doivent trop souvent affronter dénégations, accusations et rejet.

Les femmes doivent refuser toute culpabilisation sur leur tenue, leur comportement et leur fréquentation.

Les jupes ou strings ne sont pas des appels au viol. L’alcoolisation si elle est une circonstance aggravante c’est pour l’agresseur et non pour la victime.

Aucune honte ne doit peser sur les femmes. La morale ça suffit.

Pourquoi tout au long de cet article, une fois de plus il n’y a pas un mot sur la place et le comportement des garçons.

Le viol est un crime. les femmes doivent être, systématiquement, entendues sur ce qu’elles ont subi. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés et la honte doit changer de camp.

Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste. 

Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !

Le Planning Familial refuse que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Le Planning Familial revendique pour les femmes leur pleine liberté dans l’espace privé et dans l’espace public et que leur parole soit reconnue.

Planning Familial du Finistère

vendredi 3 février 2012

Emvodoù eil c'hwec'hmiziad / Réunions semestre 2



En eil c'hwec'hmiziad e vo aozet an evodoù
bep Meurzh adalek kresteiz hanter
e loch ar sindikad : nor B 102 e trepas ar c'hevredigezhioù e rannskol Segalen

Digor eo an emvodoù d'an holl

Deuit holl da gemer perzh !

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Au semestre 2, les réunions auront lieu
chaque mardi à partir de 12h30
au local de SLB, porte B 102 dans le couloir des associations, premier étage de la faculté Ségalen


Ces réunions sont ouvertes à tous et à toutes.

N'hésitez pas à venir y participer !

Arrêté Licence

L'arrêté licence d'août 2011, ou

à l'Université, c'est tous les jours Portes Ouvertes au Patronat



En septembre 2012, le fonctionnement de la licence, dans toutes les universités de l'hexagone, va changer. Officiellement, le nouvel « arrêté licence » prévoit bien sûr de nombreuses améliorations : plus d'heures de cours (1500 heures par an, soit 20 à 30h par semaine) pour une meilleure formation, plus de stages, de professionnalisation et de lien avec le patronat local pour une meilleure insertion professionnelle.

Mais qu'en est-il réellement ?

1. Sélection sociale

L'augmentation du nombre d'heures de cours se fera à moyens constants, c'est-à-dire que que ni augmentation des bourses, ni baisse des loyers de cité U, ni baisse du prix du ticket de RU, ni recrutements de profs pour assurer les heures supplémentaires ne sont prévus...

Ce qui veut dire que ceux/celles d'entre nous qui sont obligé-e-s de travailler pour financer leurs études – plus de la moitié – auront encore plus de mal à suivre. D'autant que l'arrêté prévoit aussi :

  • de donner la priorité au contrôle continu

  • que la deuxième session pourra avoir lieu deux semaines après la publication des résultats de la première, et non plus deux mois après... c'est moins de temps pour réviser !



2. Marchandisation : adieu au « service public d'enseignement supérieur »...

Les entreprises seront associées à la conception, à l'enseignement et à l'évaluation des formations et participeront à de nouveaux « conseils de perfectionnement ». Et ces patrons auront tout pouvoir pour choisir les contenus d'enseignement qui leur conviennent, puisque les universités seront très dépendantes de leur argent pour continuer à fonctionner. Ben oui, il faudra bien trouver de l'argent quelque part pour que les étudiant-e-s aient deux fois plus d'heures de cours sans moyens supplémentaires !

Concrètement, on aura donc :

  • encore plus de cours bidons de « professionnalisation »

  • des stages systématisés, c'est-à-dire du travail précaire quasi-gratuit pour les entreprises !!! et comment ceux qui ont déjà un travail vont-ils pouvoir s'y prendre ?



3. Inégalités territoriales : une licence à plusieurs vitesses

Le cadrage national des diplômes avait disparu en 2002 avec la loi LMD (Licence, Master, Doctorat). La seule contrainte qui reste aujourd'hui est le respect d'un « socle minimal de compétences » aux contours particulièrement flous qui rend possible à la fois des licences appauvries (seulement le référentiel) ou « d'excellence » (le référentiel... et plein d'autres choses). À votre avis, les licences de sciences humaines de l'UBO, elles seront dans quelle catégorie ?

C'est la fin des connaissances : ils veulent des compétences !

La fac c'est pas fait pour apprendre : c'est fait pour se vendre !

A quand la licence « histoire et sociologie du hamburger » organisée par Mac Do,

option « la littérature de Mickey » organisée par Disney ?



L'arrêté licence ne doit pas passer !


Slb Skol-Veur Brest : http://slbskolveurbrest.blogspot.com/ - slbskolveurbrest@gmail.com

faculté Victor Segalen – local B 102 – couloir des associations. Réunion ouverte à tous/toutes chaque mardi à 12h30

mercredi 29 juin 2011

44=BZH


(En français plus bas)

Un tolpadeg vo aozet da 6eur d'ar yaou 30 a viz Even dirag isprefeti Brest, Montroulez ha ivez dirag prefeti Kemper.

Goude ar vanifestadeg « Bretagne en résistances » e Naoned d'an 18 a viz Even, tud zo dre internet o deus galvet d'un tolpadeg dirag ti ar prefed hag an isprefeti deus Breizh d'ar yaou 30 a viz Even. D'an deiz-se e vez lidet deiz ha bloaz ar c'hentañ dekred hag a zisparti bro Naoned deus Breizh e 1941. An tolpadegoù se a zikouez ur wech ouzhpenn n'omp ket a-du e vefe dispartiet Breizh dirak an ensavadurioù. Setu perak e treuzkasomp ar gemenadenn mañ.

Tolpadegoù a vo d'ar yaou noz da 6eur dirag isprefeti Brest, Montroulez ha ivez dirag prefeti Kemper. An SLB Skol-veur SBI a bed e izili hag e vignoned d'an tolpadegoù.

Evit an unvanidigezh, stourmomp betek an trec'h!


SLB Skol-veur SBI

http://44breizh.com/news/
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Rassemblements Jeudi 30 juin 2011 à 18h devant les sous-préfecture de Brest et Morlaix, ainsi que devant la préfecture de Quimper.

Suite à la manifestation «Bretagne en résistances» du 18 juin à Nantes/Naoned, certaines personnes ont spontanément pris l’initiative par le biais d’internet et hors de toute organisation, d’appeler à des rassemblements à 18h devant les préfectures et les sous-préfectures partout en Bretagne, le jeudi 30 juin, date anniversaire du premier décret ayant séparé la pays nantais du reste de la Bretagne en 1941. Ces rassemblements doivent être selon nous l’occasion de porter une nouvelle fois la contestation de la partition de la Bretagne devant les institutions, et nous relayons donc cet appel spontané.

Des rassemblements auront lieu jeudi soir à 18h devant la sous-préfecture de Brest et celle de Morlaix, ainsi que devant la préfecture de Quimper. Le SLB Skol-veur UBO appelle ses adhérents et sympathisants à venir se joindre à ces mouvements spontanés.

Pour l'unité territoriale, luttons jusqu'à la victoire !

SLB Skol-veur UBO
http://44breizh.com/news/

samedi 18 juin 2011

Création d'une UL SLB Pays de Brest

Souvenirs, souvenirs...


« La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.
Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielles que morales, mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. [...]
Dans l'œuvre revendicative quotidienne, le syndicat poursuit la coordination des efforts ouvriers, l'accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d'améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l'augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n'est qu'un côté de l'œuvre du syndicalisme: il prépare l'émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste [...] »
Charte d'Amiens, 1906

Bon... et si on s'y remettait ?!
La lutte des classes n'attend plus que toi, alors viens donc à la...

RÉUNION de création d'une Union Locale SLB Pays de Brest
ouverte à tous et toutes
à l'Escale à Pontanézen (5 rue Sisley, bus ligne 1 arrêt Daumier)
le jeudi 23 juin 2011 à partir de 19h



SLB (Sindikad Labourerien/ezed Breizh / Syndicat des Travailleur-se-s de Bretagne) est une union syndicale qui existe depuis 2001. Elle réunit (pour l'instant !) une centaine d'adhérent-e-s en Bretagne, principalement des salarié-e-s de l'enseignement bilingue et du secteur associatif, des étudiant-e-s et des travailleur-se-s précaires (intérimaires, temps partiels subis, CDD...). Nous défendons un syndicalisme de lutte interprofessionnelle indépendant des partis politiques et des institutions. Nous pensons que seul le rapport de force peut faire reculer l'État, le patronat, et imposer de vrais changements favorables à la classe ouvrière... en attendant (ou plutôt en préparant) la libération totale du peuple breton et la révolution mondiale !
Cette année, nous avons pris part au mouvement contre la réforme des retraites, pas seulement en manifestant, mais en participant au blocage du dépôt pétrolier de Brest, à l'Assemblée Interluttes, et en organisant des concerts de soutien au mouvement.
Mais comme ça ne suffit pas, nous avons décidé de créer une Union Locale où les travailleur-se-s (avec ou sans emploi) de tous les secteurs pourront s'organiser pour se défendre... et riposter !

La section SLB Skol-Veur/Université Brest et des adhérent-e-s isolé-e-s du pays de Brest




Ur wezh e oa, ur wezh ne oa ket...

"An holl labourerien a oar eo ret stourm evit ma ne vefe ket eus ar batroned na eus ar c'hopridi ken a zo strollet er CGT, o chom maez eus pep skol politikel a zo.
Soñjal a ra deomp er C'hendalc'h-mañ e sinifi an disklêriadur-mañ ez eus eus stourm ar renkadoù. [...]
War ar pemdez e stourm ar sindikad evit kenurzhiañ strivoù an holl vicherourien hag evit ma'z afe raktal war wellaat buhez al labourerien, da lavaret eo evit ma'z afe war digresk an eurioù labour ha war gresk ar goproù, hag all. Met n'eo nemet un lodenn eus labour ar sindikad an dra-mañ rak ne vo frankaet al labourerien da vat nemet d'an devezh ma vo bet kemeret holl madoù ar gapitalourien diganto. [...]"
Karta Amiens, 1906

Pell eus e gazeg eo en em gavet Yann, 'keta ?
Setu evit kregiñ 'barzh stourm ar renkadoù, 'deus 'ta da...

EMVOD loc'hañ un Unvaniezh Lec'hel SLB Bro-v/Brest
Digor d'an holl
E l'Escale e Pontanezen (5 ru Sisley, bus niv. 1añ Daumier)
D'ar Yaou 23 a viz Even 2011 adalek 7e noz

SLB (Sindikad Labourerien/ezed Breizh) a zo un unvaniezh sindikadoù a zo outi abaoe 2001. Enni ‘vez kavet (‘vit ar poent) ur c’hant stourmer/ezed bennak, dasparzet war dachenn Breizh a-bezh. En e zouezh e vez kavet dreist holl (ha ‘vit ar poent ivez) kelennerien divyezek, labourerien an asosiasionoù, studierien ha tud diasur (interim, ganto un amzer labour diglok, CDD…). Kinnig a reomp deoc’h difenn ur sindikad stourm etre-micherel dizalc’h eus kemen strollad politikel pe ensavadur ‘zo. Hervezomp, ne c’hell an traoù mont war an tu mat nemet dre implij gwask an nerzh a zo hon hini a-enep d’ar re a vez ordin o klask omp waskañ hag omp rannañ, ha pa vefe ar stad pe ar batroned. Klask a reomp e implij eta, o prientiñ ar frankiz evit Pobl Vreizh hag an dispac'h er bed a-bezh !
Gant ar pal-se hon eus kemeret perzh el luskad savet a-enep da lezenn nevez ar leveoù. Hag en abeg-se on eus dibabet, ouzhpenn manifestiñ, herzel ouzh ar c’hriri-samm da dapout eoul tan, ha kenlabouret da sevel un unvaniezh etre stourmoù, hag aozet abadennoù a-benn rastellat arc’hant.
Re neubeut a dra eo c’hoazh siwazh. Un Unvaniezh Lerc’hell omp kroget da zevel eta, a benn aozañ, difenn al labourerien, ha kregiñ gant un enep argat.

SLB Skol-Veur Brest gant izili o-unan eus Bro-Vrest

mercredi 13 avril 2011

Marque Bretagne : les travailleur-se-s ne sont pas à vendre !

« Que dit-on sur les Bretons
Dans la ville des préjugés ?
On dit qu'ils sont taciturnes
Qu'ils sont têtus et poètes
Qu'ils aiment les beaux discours
Qu'ils respectent les traditions.

Solitaire, solitaire
C'est la chanson des patrons
Tous ensemble, tous ensemble
C'est le chant des ateliers qui lui répond »

Gilles Servat, « Dépliant touristique », 1977

Le 27 janvier dernier, le Conseil Régional de Bretagne lançait à grand frais (450 000€) sa nouvelle campagne de publicité régionale : une « Marque Bretagne ». Partagé-e-s entre un franc éclat de rire et un profond agacement, nous n'avons pas tout de suite porté beaucoup d'attention à cette opération de « marketing territorial », selon les mots de Jean-Yves Le Drian. Le Conseil Régional nous rejouait la Breizh Touch mélangée à Produit en Bretagne, il ne savait plus quoi inventer pour satisfaire les patrons du tourisme et ceux de l'agroalimentaire... Le temps de visiter un peu plus en détails le site de la marque (marque-bretagne.fr : manque de chance, ils n'ont pas encore obtenu leur .bzh !), de se farcir les recommandations aux « partenaires », les 888 pages du rapport, et on riait beaucoup moins. Même, ce qui est en train de se passer nous a semblé grave, dangereux pour tous ceux et toutes celles qui vivent et travaillent en Bretagne.


Mais de quoi s'agit-il vraiment ?

La « marque Bretagne » est une marque de territoire. Comme son nom l'indique, elle cherche donc à transformer un territoire – espace géographique habité et interprété socialement – en marque – c'est-à-dire en signe commercial d'un groupe pour ses intérêts économiques. Le marketing territorial va donc fonder sa stratégie sur un espace géographique. Ça, on a l'habitude, on avait déjà le tourisme. Mais là il va surtout se fonder sur ce qui transforme un banal espace géographique, délimité par le fait d'avoir à sa tête le même Conseil Régional, en « territoire », en espace social : les gens qui y habitent, nous, les travailleur-se-s de Bretagne.

Nous sommes donc au centre de la nouvelle politique marketing du Conseil Régional. On aurait aimé être prévenu-e-s, à défaut d'être consulté-e-s. Être invité-e-s à la cérémonie de présentation, ça, on n'y a même pas pensé. Le lendemain, on a lu dans Ouest-France qu'il y avait « du monde, et du beau monde » : des patrons, Miss France, des maires, des députés et même Nolwenn Leroy ! Histoire de nous donner une idée un peu plus claire de quelle Bretagne il s'agit de transformer en marque...

Pourtant, si le Conseil régional avait écouté ne serait-ce qu'un minimum les luttes des, disons, 40 dernières années, il aurait entendu que « La Bretagne n'est pas à vendre ! ». Ce slogan, qui a visé notamment la transformation massive de zones autrefois habitées et cultivées en parcs à thèmes et autres zones touristiques vides 10 mois par an, est désormais directement applicable à la politique du Conseil régional. Nous allons désormais devoir lui crier : « La Bretagne n'est pas à vendre... les Breton-ne-s non plus ! »


Mais comment ça marche ?

A l'inauguration, les médias ont découvert un logo : pas très original, c'est Bretagne en majuscules et en noir et blanc, avec des E sans barre verticale. Tellement peu original que les lecteur-trice-s du site du Télégramme ont mis du temps à comprendre que le fameux logo était « ce truc derrière Le Drian » [1] sur la photo. Les journalistes se sont empressés, évidemment, de lancer des sondages pour savoir si leurs lecteurs aimaient le logo, lecteurs qui ont majoritairement répondu non, mais là n'est pas la question. Les inventeurs de la marque se foutent pas mal du lecteur moyen du Télégramme. Parce que le public visé par la marque, ce sont plutôt les chefs d'entreprise et décideurs politiques « à l'international », la marque devant servir à rendre la Bretagne visible dans un marché mondialisé. Rien d'autre qu'une campagne de pub spéciale décideurs, finalement.

Mais le logo n'est que la partie immergée de l'iceberg, car la marque Bretagne est une opération de com' globale. En plus du logo, elle propose une gamme de couleurs à utiliser, des polices d'impression, des « guillemets bretons » qui reprennent les 3 bandes parallèles des E du logo, des listes de mots à employer, des thèmes centraux et même des indications de syntaxe et de style : surtout éviter ce qui fait vieillot, folklorique. Miser sur la modernité, l'humour, la légèreté...

Mais attention ! Pour avoir le droit d'utiliser cette campagne quasi-totalitaire, il faut faire un dossier et passer devant une commission ad hoc. Faut-il que l'entreprise ait son siège social en Bretagne administrative, qu'elle y vende un certain pourcentage de ses produits, qu'elle y emploie une certaine partie de son personnel ? S'agirait-il ainsi de créer des emplois en Bretagne, objectif si souvent invoqué par nos dirigeants en cette période de chômage de masse ?

Rien de tout ça. Il faut au contraire partager un certain nombre de « valeurs », terme vague qui n'a d'égal que le flou des valeurs en question : « engagement », « sens du collectif », « ouverture », « imagination ». Valeurs qui parlent d'elles-mêmes, et qui s'incarnent tout naturellement dans des entreprises telles qu'Hénaff, Bolloré ou encore Yves Rocher, citées en exemple sur le site. Ah, l'imagination légendaire d'Hénaff, l'engagement de Bolloré, le sens du collectif de la fondation dynastique Yves Rocher ! On imagine bien le niveau d'exigence qu'aura le Comité de marque au moment d'étudier les dossiers des candidats... dossiers qui comportent très exactement 4 questions, avec, à chaque fois, 10 ou 15 petites lignes où écrire sa réponse, comme pour un contrôle d'histoire...


Mais d'où ça sort ?

Logo et campagne ont été réalisés par un cabinet de Lyon (eh oui !) appelé CoManaging. Pour ceux/elles qui n'ont pas la chance de connaître ce cabinet qui travaille aussi pour un certain nombre de départements et de villes dans l'hexagone, voilà ce qu'on peut lire sur leur site : « Managers-consultants d'un cabinet conseil spécialisé dans le développement et le marketing territorial avec une expertise spécifique que nous croyons reconnue en Europe dans le marketing stratégique des territoires, en particulier dans les politiques globales d'attractivité, le tourisme, la marque et l'identité »[2]. Tout un programme...

L'idée d'origine vient du Conseil Régional de Bretagne, de l'Agence Economique de Bretagne et du Comité régional du tourisme.


Mais de quoi ça parle ?

Quelle est donc cette Bretagne que nos dirigeants s'emploient à construire, sans nous demander notre avis ? Quelle est donc cette « personnalité bretonne » qui peut devenir un atout marketing ?

Un rapport de presque 900 pages nous dresse un portrait physique et psychologique de la Bretagne. Physique puis psychologique, histoire de bien montrer que l'esprit et le caractère collectifs des Breton-ne-s sont des sous-produits de l'endroit où ils/elles vivent. Lier la géographie et l'esprit, le comportement est une base de la pensée raciste (« Mais les Noirs, c'est normal qu'ils soient si faignants, il vivent sous le soleil, la chaleur, c'est pas le même rythme »...), qui, du 16ème siècle jusqu'à aujourd'hui, a su mettre à profit l'idée de la « différence naturelle » pour mieux classer, hiérarchiser, dominer et exploiter. Essentialiser de cette manière toute une population, c'est d'abord supposer que tou-te-s les individu-e-s qui la composent ne sont, justement, pas vraiment des individu-e-s, à peine les parties interchangeables d'un tout uniforme. C'est aussi croire que ce sont des facteurs naturels, comme par exemple la pluviométrie, la hauteur des falaises ou la vitesse du vent qui déterminent les rapports sociaux, et non des rapports de production, des rapports économiques. C'est nier en bloc, entre autres choses, l'Histoire et la lutte des classes. Pas très rassurant...

Il s'agit ici, entre autres, d'utiliser cette logique pour vanter les avantages bien cachés de la Bretagne et des Breton-ne-s. Et quelles sont donc ces qualités cachées que CoManaging et le Conseil Régional nous révèlent, diaporama idyllique à l'appui ? On découvre d'abord une sorte de délire mystique sur la « Bretagne éternelle », son rapport à la Nature, à Dieu, à la spiritualité. Une description digne d'un 19ème siècle crispé sur son organisation sociale et politique pré-industrielle, dans laquelle un usage totalement disproportionné de la majuscule, et des photos de calvaires à la pelle, tentent de masquer la vacuité du contenu par la forme et l'image... une vraie démarche marketing, finalement. On apprend par exemple qu'il y a en Bretagne « une « culture de la Nature » au coeur de la vie des Bretons : un rapport presque panthéiste à la nature, prolongeant le Temple de la Nature des Celtes, dans « l'une des régions où la Nature occupe la plus grande place ». Le « Temple de la Nature des Celtes », il fallait oser.

Un peu plus loin, le-a Breton-ne moyen-ne, statistiquement plus susceptible d'être salarié-e de l'agroalimentaire ou de la grande distribution que druide ou chanoine, apprend qu'il/elle vit dans « une « Bretagne sacrée » comme un grand oratoire naturel : une terre « spirituelle » de toutes les manières possibles, à la fois de recueillement et de transcendance, avec de grandes dispositions naturelles au mystère, à l'irrationnel et au surnaturel ».

Le mysticisme exotique et folklorisant de ces quelques citations n'est cependant qu'un début. Un peu plus loin, on s'interroge (pendant 55 pages !) sur les « questions d'ego et d'attractivité » que pose apparemment cette démarche de « marketing territorial ». Il y est question d'« Une « identité bretonne » à démêler entre « bretonnité », « bretonnitude », « celtitude », « modèle breton », culture bretonne », « esprit breton », « âme bretonne », « breizh touch », « ethnicité bretonne », « nation bretonne », « peuple breton », « mouvement breton », « nationalisme breton », « question bretonne », etc. » (p.571)

Les pages précédentes sont consacrées à l'étude d'« un « ego » breton à l'histoire très contrastée et conflictuelle ». Après un étalage d'approximations historiques et sociologiques sur l'histoire de la Bretagne et des revendications bretonnes, une partie intitulée « de l'épanouissement au rayonnement » atteint de tels sommets de ridicule qu'elle mérite d'être largement citée [3] :

« de l'épanouissement au rayonnement : au final, aujourd'hui, une bretonnité à la légitimité « reconquise et désormais apaisée » et aux valeurs recherchées, devenue un facteur de développement et d'attractivité économiques, et dans laquelle le poids symbolique de la culture et de la langue bretonnes sont de plus en plus forts.

  • Une « bretonnité épanouie » qui rayonne culturellement, en donnant plus du [4] sens aux autres facteurs d'attractivité : attrait du littoral, beauté des paysages, richesse patrimoniale, qualité de vie, vie culturelle festive, image d'excellence, etc.

  • une « bretonnité officielle » perpétuellement renforcée : créations de « Conseil Culturel de Bretagne » (mars 2009), de « Comité Consultatif de l'identité bretonne », etc.

  • de plus en plus de « bretonnité stratégique » (« bretonnité culturelle » et « bretonnité économique » « tout naturellement » [5] en interaction), qui, à la fois, valorise et instrumentalise la bretonnité, en la faisant connaître et reconnaître, mais aussi une « bretonnité vendeuse », « en Bretagne et au-delà » :

    • depuis les années 90, succès d'un « marketing option breizh » élargi à tous les secteurs d'activité : la « bretonnité à la mode », une « Bretagne tendance » passée de la « biniouserie » à « une manière d'être et d'exister », la « celtitude »

  • mais en même temps la « bretonnité sur un fil »

    • équilibre délicat pour les politiques à la recherche de la juste dose de bretonnité, « sous la pression de leurs ultras »

    • danger de « bretonnerie », de « celtomégalomanie », de perte de sens dans le « trop » de bretonnité et de celtitude affichée : « des celtopathes et des businessmen qui s'intéressent plus aux retombées en terme de profits que de culture »

    • danger de caricature de soi-même

    • effet de saturation pour les Bretons eux-même

    • une arme à double tranchant : « l'attrait pour un monde à part » mais aussi « les moteurs du dénigrement »

    • « se servir du culturel pour faire du business » : risque de « vendre son âme », en « jouant » de l'authenticité pour vendre et danger de banalisation d'une bretonnité yoghourtisée, disneylandisée, folklorisée, etc. et de dénaturation des symboles »


Il paraît qu'en Union Soviétique, il arrivait souvent aux journalistes de tomber en panne de machine à écrire à force de taper l'expression « marxisme-léninisme ». On espère que les consultants en management du Conseil régional avaient des claviers d'ordinateur de bonne qualité, pour pouvoir taper « bretonnité » 30 fois par page sans risquer la panne...

Quelques questions moins drôles que la précédente viennent quand même à l'esprit à la lecture de ces quelques paragraphes. D'abord, que cherchent le Conseil régional et ses consultants en lançant une telle réflexion sur l'identité ? Les politiques racistes mises en place par le gouvernement actuel, et les précédents, au nom de « l'identité nationale » française ne sont-elles par un repoussoir suffisant pour quiconque serait tenté de recycler ce concept ? N'y a-t-il pas d'autres « dangers » plus graves et plus pressants en Bretagne que celui de « celtomégalomanie » (sic) ? Par exemple, et au hasard, le chômage et la précarité, le niveau des salaires et des prix, les conditions de travail, la désertification des campagnes et la prolétarisation des villes, les expulsions de personnes sans-papiers, la fermeture des services publics, les violences masculines contre les femmes, les impasses de l'agriculture productiviste ?...

Penser que le Conseil régional n'a rien de mieux à faire avec l'argent public que de payer des cabinets de management pour réfléchir à des sujets aussi caricaturalement éloignés de la réalité sociale laisse rêveur-se... Mais cet infini recyclage – jusqu'à l'écoeurement - des poncifs sur « l'identité », la « bretonnité », « l'ethnicité » et autres « celtitudes » ne porte pas seulement une idéologie nationaliste inquiétante. D'autres parties du texte montrent que cet argumentaire ne permet pas seulement d'invisibiliser l'exploitation et l'oppression, il les justifie et les encourage.


Mais à quoi ça sert ?

Voici une mise en garde que l'évêché de Vannes destinait aux salarié-e-s au début du 20ème siècle et qui pourrait devenir la devise du Conseil régional d'ici peu de temps...
« Saint Yves protège les Bretons, mais Saint Dicat les envoie en enfer »

En effet, ce qu'ils ont trouvé de mieux à vendre en Bretagne, ce sont ses habitant-e-s, et leurs qualités de travailleur-se-s honnêtes, sérieux-ses et dur-e-s à la tâche que les évêques et les patrons vantaient déjà au 19ème siècle. On découvre donc l'existence d'« un esprit breton forgé par les éléments », [avec] « un tempérament solide, « pas trop stressé », et surtout travailleur et honnête », d'une « forte motivation des Bretons pour ce qu'ils font, sérieux, fiables, courageux, gros travailleurs » qui s'appuie sur une culture du « sérieux, [l']importance du travail et de l'activité utile ». C'est tellement beau qu'on dirait Théodore Botrel...

Mais les Breton-ne-s ne sont pas que les produits des « éléments » déchaînés, c'est aussi leur « culture », leurs « valeurs » qui, comme par hasard, correspondent miraculeusement aux désirs les plus profonds de la classe capitaliste. Ils/elles sont « proches des valeurs traditionnelles ». Mais lesquelles ? En plus de la piété légendaire dont nous avons parlé plus haut, il s'agit certainement de l'obéissance, qui manque tellement chez les prolétaires d'aujourd'hui... D'ailleurs nos enquêteurs remarquent la « force de la valeur travail » et la « fiabilité » qui caractérisent les autochtones. Qu'on se le dise : entrepreneurs, installez-vous en Bretagne, vous y trouverez une population docile, travailleuse... et qui ne vous coûtera pas cher !

Car c'est la suite de cet argumentaire implacable, bien que dissimulé sous des diapositives pleines de poésie. Dans un dossier de recommandations aux clients de la marque, qui résume les conclusions de l'étude, et afin d'utiliser au mieux la marque Bretagne pour se positionner sur les marchés, on trouve une rubrique intitulée « l'excellence de la Bretagne en 60 chiffres-clés ». On y trouve tous les chiffres qui peuvent prouver que la Bretagne est « la meilleure » quelque part : elle a les plus grandes marées, les plus vieux calvaires, elle produit le plus de porcs, de poulets, de choux-fleurs, d'échalotes, d'artichauts, de bacheliers, etc. Rien que des chiffres qu'on nous sert régulièrement pour nous consoler de ne pas vivre à Paris et... nous consoler de ces quelques chiffres qui, au quotidien, nous importent autrement plus que l'amplitude des marées :
« 37. co-leader des régions françaises par la faiblesse de sa conflictualité sociale
38. une des 1ères régions françaises pour les niveaux du coût du travail, de l'immobilier et du foncier »

Eh bien voilà ce qu'il y a à vendre en Bretagne : une main-d'oeuvre officiellement docile (c'est-à-dire bien canalisée par la CFDT et l'influence de la JAC, de la JOC et autres organisations de collaboration de classes. Pardon, grâce à « l'influence modératrice du catholicisme social » (p.796)), et sous-payée... Même quand on a perdu depuis longtemps ses illusions sur les « socialistes », c'est assez accablant.

Puisqu'on a tellement parlé – sans la nommer, évidemment – de la classe ouvrière, il faut bien ajouter quelques lignes sur le patronat, dont la domination incontestée s'exprime si librement. Tiens, le chiffre 44, qui suit les 37 et 38 cités au-dessus en parle justement :

« 44. une des 1ères régions pour la notoriété de ses chefs d'entreprise »

Chouette, alors ! D'autant qu'on nous dit aussi que ce sont « des chefs d'entreprise à la personnalité bretonne : convictions, ténacité et audace libérés des préjugés de l'esprit de classe ». « Libérés des préjugés de l'esprit de classe », voilà qui est tout un programme... A la première lecture, quand même, on n'ose pas trop comprendre exactement ce que cela veut dire.

Ah, mais voici une confirmation, quelque part dans le dossier sus-cité : on y parle d'« une puissance de cohésion et une culture de négociation qui font rêver et une capacité à rechercher ensemble des solutions constructives ». Qui font rêver qui au juste ?! On y parle aussi d'« une remarquable modération des rapports humains : terre de dialogue et en même temps des polémiques sur tout, des luttes zizaniques comme la Bretagne les aime bien », etc. En résumé, la lutte des classes a épargné la Bretagne, c'est fantastique ! Ici règnent le consensus, la négociation, et finalement tout le monde est d'accord pour travailler plus pour moins cher, puisqu'il s'agit sans doute de l'intérêt « collectif » de la Bretagne...

Il n'y a pas que les classes sociales qui collaborent pour le bien commun en Bretagne, sorte de Pérou de la pacification sociale que seuls les consultants de CoManaging ont rencontrée. Il y a aussi « des liens familiaux puissants et des liens intergénérationnels toujours forts », qui font que les jeunes sont tous un peu vieux, et les vieux tous un peu jeunes : la preuve en est qu'ils/elles dansent tous la gavotte !

Et il y a aussi « un équilibre et une parité presque modèles par la mixité des valeurs bretonnes fortes de la solidarité et de l'égalité, et la dimension indifférenciée de la « communauté de Bretons », son goût du collectif, de la rencontre et de la fête qui transcendent les genres ». Parité et mixité qui sont bien sûr idéalement représentées par « le couple Merlin/Viviane, image mythique du couple harmonisé dans la complémentarité idéale », tout cela dans le cadre d'un « matriarcat breton plus proche de la solidité et de la nécessité pragmatique que de l'idéologie féministe », mais heureusement, avec aussi « des habitants incarnant une masculinité très archétypale, concrète et sans ambigüité ». Ouf ! On avait presque eu peur...

Mais en fait, on se foutrait pas un peu de nous ?

Eh bien si !

Voilà comment, en recyclant un tas de poncifs éculés répétés depuis bien trop longtemps par les chantres de la « bretonnité », traditionalistes et autres dirigeants qui s'appuient sur tout ce qu'ils trouvent pour assurer leur domination, voilà comment le Conseil régional essaye de nous convaincre que c'est en marchant main dans la main avec Yves Rocher, Bolloré, Hénaff, Armor Lux et tous les autres, en acceptant des salaires au rabais et des conditions de travail infernales, en ne faisant pas grève pour préserver notre faible taux de conflictualité sociale, que finalement on gagnera la visibilité de la Bretagne à l'international, et sans doute, la joie incommensurable de savoir que les entreprises « bretonnes » sont tout en haut du CAC 40.

Et voilà finalement où cette campagne veut en venir : à nous faire avaler l'idéologie du « bien commun » et l'idée de l'intérêt général, pour pouvoir nous mettre en vente sur un marché globalisé qui, sans doute, n'attend que ça. Tout cela au service du patronat breton, qui pourra se servir à son aise de cette « marque » pour laquelle il ne paiera pas un centime.

Et ils ont cru qu'on allait gober ça ?

Eh bien, oui, ils l'ont cru, mais non, ça ne fonctionnera pas ! Ils pourront toujours essayer de nous faire croire que tout va bien, que les conflits sociaux et les luttes de classes sont derrière nous, que la fin de l'Histoire est passée par là... nous ne sommes pas dupes !

Nous n'avons aucun intérêt en commun avec le patronat breton, ni avec leurs amis du Conseil Régional !!!
Et on l'a déjà dit... la Bretagne n'est pas à vendre, et nous non plus !
Et aussi, au risque de nous répéter : luttons !


SLB Skol-Veur, sections de Brest et Rennes
(Sindikad Labourerien/ezed Breizh Skol-Veur /
Syndicat des travailleur-se-s de Bretagne Université)
février 2011


[Ah oui, une dernière chose pour le Conseil Régional :
pour le titre, on sait qu'on n'a pas le droit d'utiliser votre logo puisqu'on n'a pas demandé l'autorisation au Comité de marque, et que même si on demandait on n'aurait pas le droit parce qu'on est un syndicat et que le syndicalisme ça plaît pas beaucoup à vos copains de Doux, Hénaff, Armor Lux ou autres. Mais en fait, on s'en fout, parce que ce qu'on veut, c'est juste la suppression de cette marque, de son logo, de ses partenariats et de tout le reste !]




[1] Remarque d'un lecteur sur le site du Télégramme
[2] http://www.comanaging.net
[3] Nous renonçons à écrire sic après chaque aberration. Le/a lecteur/trice les replacera lui/elle-même
[4] Les fautes de syntaxe sont dans le texte d'origine.
[5] Cette débauche de guillemets tente de prouver que ce qui est dit est objectif, donc vrai, parce que quelqu'un d'autre l'a dit ou écrit. Comme on ne nous dit pas qui est le quelqu'un en question, la preuve est assez maigre. On sait d'ailleurs que le montage de citations est à l'analyse à peu près ce que la « bretonnitude » est à la grève du Joint Français...